Afrique du Sud : la présidence de C. Ramaphosa

Le 6 juin 2019, le fondateur d’Horizon Africa a participé à un débat sur Africa Radio sur les enjeux et promesses en Afrique du Sud de la présidence de Cyril Ramaphosa.

Le lien vers l’émission radio est ici.

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Défis pour la nouvelle présidence botswanaise

Voici un résumé de la note préparée par le fondateur d’Horizon Africa, Thibaud Kurtz, publiée par l’IFRI en novembre 2018 :

Botswana : quels défis pour la nouvelle présidence Masisi ? 

Le 1er avril 2018, Mokgweetsi Masisi est devenu le cinquième président du Botswana. Ce pays n’a connu qu’un seul parti au pouvoir depuis son indépendance en 1966. L’organisation régulière d’élections multipartites au suffrage universel depuis les années 1960, sa stabilité et son développement économique rendent singulier cet État d’Afrique australe.

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Ce pays est un précurseur du changement pacifique entre présidents sur le continent. Toutefois, la transition actuelle ne se fait pas sans tension entre le nouveau et l’ancien chef d’État, Ian Khama. Le Botswana se trouve à un tournant de son histoire et les élections de 2019 devraient confirmer la recomposition politique, sociale et démographique à l’œuvre dans ce pays. Cette note examine l’émergence et l’avènement de Mokgweetsi Masisi, sa stratégie pour remporter les élections de 2019 et l’état des forces entre le parti au pouvoir et une opposition divisée mais devenue majoritaire en voix en 2014.

La note est disponible ici :

https://www.ifri.org/fr/publications/notes-de-lifri/botswana-defis-nouvelle-presidence-masisi

Preventing Electoral Violence

Horizon Africa founder, Thibaud Kurtz, co-edited and contributed to a handbook on preventing and mitigating electoral violence based on 14 countries in Southern Africa.

The document was prepared under the auspices of the foundation European Centre for Electoral Support (ECES), the Electoral Support Network in Southern Africa (ESN-SA) with a funding from the European Union and ECES.

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It was presented at the Massachusetts Institute of Technology (MIT) in August 2018 :

http://www.eces.eu/posts/massachusetts-institute-of-technology-mit-workshop

The document is available here :

http://democracy-support.eu/southafrica/template/Preventing%20and%20Mitigating%20Electoral%20Conflict%20and%20Violence.pdf

Zimbabwe et l’après Mugabe : 100 jours, 6 mois et 1 an plus tard

Le 18 mars 2018, le fondateur d’Horizon Africa a participé à un débat sur la radio Africa n°1 sur les 100 jours du nouveau président zimbabwéen : Emmerson Mnangagwa.

Le lien vers l’émission radio est ici.

Le 13 juin, le fondateur d’Horizon Africa a participé à un nouveau débat sur la radio Africa n°1 sur la préparation des premières élections de l’après Mugabe au Zimbabwe, le 30 juillet 2018.

Le lien vers l’émission radio est ici.

Le 21 novembre 2018, le fondateur d’Horizon Africa, est revenu pour RFi sur la première année sans Mugabe au pouvoir au Zimbabwe.

Le lien vers l’article  est ici.

 

SADC et médiations

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Voici un résumé de la note préparée par le fondateur d’Horizon Africa, Thibaud Kurtz, publiée par l’IFRI :

Efficacité des médiations de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Bilan et leçons (2012-2017).

La Communauté de développement de l’Afrique australe (plus connue sous son acronyme anglais « SADC ») compte parmi ses membres plusieurs puissances africaines, dont l’Afrique du Sud et l’Angola.

L’Afrique australe est souvent considérée comme la région la plus stable du continent africain, la SADC a cependant mené depuis 2012 des médiations officielles dans quatre de ses États membres confrontés à des crises internes : le Lesotho, le Zimbabwe, Madagascar et la République démocratique du Congo (RDC). Elle est également intervenue de manière plus discrète au Malawi et au Mozambique. Cette note analyse les conditions de ces interventions et en mesure l’efficacité très relative, ainsi que les efforts constants d’amélioration poursuivis par l’organisation. Elle souligne également la variété des interventions – essentiellement centrées sur une volonté de maintenir la stabilité et de limiter les influences extérieures – et le rôle prépondérant des chefs d’État en matière décisionnelle.

La note est disponible ici :

https://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/kurtz_mediations_sadc_2018.pdf

Yes we Ken (vote again)

  • Il était une fois, un vote, une défaite, une plainte, une annulation et un nouveau vote 

Que s’est-il passé au Kenya ? Le pays a organisé le 8 août 2017 des élections législatives et présidentielles. Pour la troisième fois en 10 ans, les principaux candidats étaient Uhuru Kenyatta et Raila Odinga. En 2007, près de 1 300 Kenyans moururent dans des violences liées aux élections. U. Kenyatta, le Président sortant, a été réélu officiellement avec 54,27% des votes. Plusieurs incidents ont été rapportés autour des élections cette fois encore. R. Odinga, (44,74%), a déposé une plainte auprès de la Cour Suprême. La plainte était axée sur des problèmes liées à la transmission des résultats par la commission électorale. Le 1er septembre, le Président de la Cour Suprême a annulé les résultats à cause d’irrégularités dans leur transmission par la commission électorale. La décision détaillée devrait être rendue publique sous 21 jours et les élections organisées à nouveau sous 60 jours, d’ici à fin octobre 2017.

Cette décision a eu un écho retentissant en Afrique et au-delà.  C’est un moment historique.

Kenyatta a déclaré qu’il accepté la décision bien qu’il ne soit pas d’accord. R. Odinga a célébré la décision mais aussi critiqué la commission électorale.

Le Kenya est l’un des 15 pays africains organisant des élections en 2017elections-afric_19407314_103e1c6ba323ecb81f7476f826997636367471a9

Pour un regard rapide sur les autres élections, c’est

  • Les résultats sont annulés mais rien ne prouve qu’ils n’étaient pas corrects 

La commission électorale a insisté publiquement que le problème était dans la transmission des résultats mais pas sur les activités de vote ou le décompte. Elle a aussi déclaré qu’elle enquêterait sur ces problèmes. La Cour Suprême n’a pas déclaré Odinga comme vainqueur. La Cour s’est concentrée sur un aspect technique. Cependant, la crédibilité de la commission électorale est entachée. Il y a un débat entre l’état de droit et la légitimité du vote. La commission électorale devra travailler dur pour regagner la confiance des kenyans notamment en vue du nouveau vote. En juillet, Chris Msando fut retrouvé assassiné et apparemment torturé. Son département au sein de la commission électorale s’occupait de l’identification des électeurs et de la transmission du résultat…

  • Quid des observations électorales ?

La décision historique de la Cour Suprême soulève plusieurs questions sur le rôle des observations électorales. Aucune des grandes missions (Union africaine, Union européenne, Fondation Carter, etc.) ne semble avoir anticipé la décision de la Cour. A première vue, cela semble renforcer les arguments contre l’utilité de ces missions. Mais la décision de la Cour se concentre sur le problème de la transmission des résultats pas sur le décompte ou les activités de vote. Cette situation révèle une faiblesse certaine de l’observation électorale. Cet évènement devrait être étudié en détails et fournir des leçons à l’avenir.

  • Il est important de rester patient…

La Cour Suprême va fournir une décision détaillée d’ici au 22 septembre 2017.  En attendant, certains diront qu’il est impossible de dire que la victoire d’U. Kenyatta était illégitime et que R. Odinga est le véritable vainqueur des élections d’août. Impossible…mais désormais ces résultats sont annulés.

  • …et de garder son calme

De nombreux incidents violents ont été rapportés en août. La nouvelle période qui s’ouvre au Kenya contient de nombreuses graines de violence. Des politiciens et des militants au sang-froid seront nécessaires pour que cette phase soit pacifique.