Commerce/Economie, Trade/Economics

Petit état des lieux de l’économie africaine en 2016

  • Un ralentissement global de l’économie en Afrique

Fin 2015, la croissance continentale était attendue à 3% pour 2016. Un an plus tard, elle ne devrait être que de 1,6%. Le taux le plus bas depuis 20 ans, soit avant la ruée chinoise vers les matières premières au début des années 2000. La baisse cette année est notamment due aux problèmes rencontrés par la platine pour l’Afrique du Sud et la baisse du prix du baril de pétrole pour le Nigéria, l’Angola, L’Algérie et l’Egypte. Ceux qu’on surnomme parfois les lions africains étaient bien fatigués.

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Chiffres de 2015. Banque mondiale. http://databank.worldbank.org/data/download/GDP.pdf

  • Des économies africaines parmi les plus dynamiques au monde

Néanmoins, certaines des économies parmi les plus dynamiques au monde sont en Afrique avec un taux de croissance supérieur à 6% : Ethiopie, Rwanda, Tanzanie, Kenya, Côte d’Ivoire et Sénégal.

En parallèle de ces chiffres contradictoires, la Banque mondiale a publié son rapport annuel sur la facilité de faire des affaires et pour 2016 l’Afrique place 7 pays dans le top 100. Le rapport complet est disponible ici.

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Classement 2016. Banque mondiale. http://francais.doingbusiness.org/rankings

  • Un continent d’innovation

Au-delà de la bataille des chiffres concernant les classes moyennes, n’importe quelle personne ayant voyagé dans plusieurs pays africains et sur plusieurs années pourra témoigner de l’apparition de ces classes et de la vitalité de certains secteurs économiques comme les nouvelles technologies. On estime à 70% le nombre d’Africains possédant un téléphone portable, soit près de 700 millions de personnes. Le paiement mobile, inventé au début des années 2000 au Kenya se répand comme le feu dans la brousse. Au début de 2016, on estimait à 62 millions le nombre de comptes mobiles actifs en Afrique soit 3 fois plus qu’en Asie. Ce système permet à des millions d’Africains exclus du système bancaire traditionnel d’avoir un compte pour payer et recevoir de l’argent. Il est difficile d’obtenir des chiffres fiables sur les montants totaux des transactions annuels mais on serait passé de 3 milliards de dollars US en 2010 à plus de 10 milliards en 2014.

  • Un développement humain toujours limité

Cependant, ces chiffres plutôt positifs en termes économiques, tardent à se traduire en améliorations des conditions de vie pour la majorité des africains. Cette année encore, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ne classe aucun pays africain dans le top 50 de l’Indice du Développement Humain (IDH). Le premier pays est Maurice, qui arrive 64e. Le classement est ici.

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